LA LETTRE
DE LA PRÉSIDENTE


En 2016 notre association a subi de plein fouet l’annonce de la suppression définitive de la subvention que nous accordait le Conseil Général de Charente Maritime. Coup dur pour l’équilibre de notre exploitation, Il a fallu trouver des solutions pour éviter le naufrage… nous les avons trouvées : Les maires des communes pour lesquelles nous assurons le service de fourrière ont accepté raisonnablement de revoir à la hausse le prix de ce service qu’ils souhaitaient unanimement poursuivre. Nos adhérents, quant à eux, très conscients de cette nouvelle difficulté, ont participé généreusement à combler le manque à gagner qui menaçait l’équilibre de nos comptes.

En 2017, nouvelles inquiétudes : la suppression programmée des Contrats Aidés. L’aide de l’État aux Associations pour l’emploi de personnes en difficulté. Cette mesure nous permettant d’employer au Refuge des salariés en complément du personnel permanent. Le travail quotidien étant partagé par tous.

Là aussi il va falloir trouver des solutions. Nous allons nous battre pour essayer d’obtenir des dérogations à la suppression de nos contrats aidés. Et une fois encore, nous faisons appel à la compréhension et à la générosité de nos adhérents.

Mais comme tout cela est donc difficile !

L’engagement que, en tant que Présidente, j’ai pris il y a bien longtemps, était essentiellement motivé par la Protection des Animaux. Recueillir ceux qui sont abandonnés, les soigner, les réconforter, leur offrir une vie au Refuge digne et respectueuse. Tout faire pour leur proposer une seconde chance par une adoption réussie dans une nouvelle famille. M’entourer de collaborateurs partageant le même engagement.

Vaste programme, de quoi occuper déjà beaucoup de temps et de quoi mobiliser beaucoup d’énergie.

Mais que de temps et d’énergie consacrés en plus à toutes les actions extérieures au Refuge proprement dit : les efforts incessants pour équilibrer un budget toujours menacé… les méandres des difficultés administratives perpétuellement complexifiées…

C’est cela aussi, le rôle d’une présidente, car c’est seulement ainsi que le Refuge peut résister.

Même si souvent le temps me manque pour revenir à l’essentiel : faire un petit câlin au chien qui vient d’être abandonné, caresser doucement le chat qui est triste…

Je vais donc poursuivre le marathon, tel qu’il est, avec autour de moi le soutien chaleureux de tous ceux qui aiment notre Refuge : les administrateurs, les employés, les bénévoles, les adhérents que je remercie tous du fond du cœur.

Yva Moyon